La Crosshair X870E Edition 20 ne se contente pas d’une finition anniversaire. ASUS l’accompagne d’un Ryujin 360 conçu pour refroidir le processeur et les étages d’alimentation, avec deux immenses écrans pour habiller l’ensemble. Le tout arrive dans une valise ROG réutilisable. À plus de 3 000 €, ce bundle vise clairement les passionnés qui veulent une pièce exceptionnelle. Nous l’avons monté et utilisé dans notre PC Edition 20.

Une valise pour une carte mère

C’est le packaging le plus imposant et le plus luxueux que nous ayons vu pour une carte mère. Le carton est même plus gros que celui du boîtier GR20, avec un poids de 24 kg indiqué sur le colis. Ce chiffre concerne l’emballage complet, pas la carte mère seule.

À l’intérieur, la carte mère et le refroidissement sont rangés dans une valise au format cabine estampillée ROG. La protection nous a rappelé celle d’une Pelican Case : chaque élément est très bien calé et protégé. Et la valise pourra resservir ensuite. Pour une édition de collection, c’est une attention qui nous a vraiment marqués.

Cet ensemble a été acheté par Absolute PC, notre partenaire. Son prix se situait autour de 3 200 € lors de notre essai, avec un tarif de 3 100 € chez Absolute PC.

L’imposant carton du bundle.

Une carte mère massive et très soignée

En main, la Crosshair X870E Edition 20 est lourde et massive. Les finitions nous ont paru du même niveau que celles d’une ROG Crosshair X870E Glacial : nous sommes clairement dans le très haut de gamme.

La fiche ASUS annonce notamment une alimentation à 24 + 2 + 2 étages et cinq emplacements M.2 intégrés, dont deux compatibles PCIe 5.0. Le nombre de M.2 peut atteindre neuf avec les extensions prévues [1]. Pour notre configuration, nous avons installé un seul Samsung 9100 PRO de 4 To.

Le montage du processeur, de la mémoire et du SSD s’est déroulé facilement. Les accès et les fixations nous ont paru pratiques, comme nous en avons l’habitude sur les cartes ASUS de cette catégorie.

Nous avons seulement regretté de devoir retirer les caches décoratifs des ports PCIe pour installer la carte graphique. Ils servent à la présentation de la carte au déballage et ne retrouvent pas leur place dans notre montage. Cela se remarque finalement très peu : l’Astral RTX 5090 Edition 20 est tellement massive qu’elle masque cette zone.

Le socket et les emplacements mémoire.
La connectique arrière de la carte mère.

Un Ryujin conçu pour ce bundle

Ce Ryujin 360 est l’une des particularités les plus intéressantes de l’ensemble. Son bloc est gigantesque et sa conception couvre à la fois le CPU et les étages d’alimentation de la carte mère. ASUS confirme une plaque froide en cuivre de haute pureté, pensée pour ce refroidissement commun [1].

Le fabricant annonce une pompe Asetek EMMA Gen10 V3RX et un radiateur de 40 mm d’épaisseur [2]. Ce n’est donc pas simplement un Ryujin habituel avec une autre couleur. Son intégration explique aussi pourquoi nous préférons traiter la carte mère et l’AIO dans un même article.

Le Ryujin 360 Edition 20 et son radiateur.
La plaque de contact en cuivre du bloc.

Le montage dans le GR20

La fixation du bloc, le serrage et les branchements nous ont paru simples. Nous avons remplacé la pâte thermique d’origine par de la Thermal Grizzly Kryonaut Extreme. Ce choix fait partie des conditions de nos mesures.

Dans le GR20, le radiateur était installé sur la partie droite, à l’arrière. Nous avions fixé le bloc à la carte mère avant de terminer l’installation : une deuxième personne a maintenu le radiateur quelques instants pendant le vissage. Le passage des tuyaux était facile, mais demandait d’ouvrir le haut du boîtier.

La carte mère pendant le montage.

Deux écrans qui font leur effet

La taille des écrans est ce qui impressionne le plus une fois le PC allumé. ASUS annonce deux dalles AMOLED de 6,67 pouces [2]. En vrai, le rendu est spectaculaire. La luminosité nous a parfaitement convenu et les surfaces mates ne nous ont pas gênés avec des reflets pendant notre utilisation.

Nous avons conservé l’affichage synchronisé d’origine dans ASUS InfoHub Edition 20, avec celui de la carte graphique Astral. Le logiciel a reconnu les équipements et tout a fonctionné immédiatement, sans problème au fil des redémarrages et des jeux. Pour ce type de logiciel, cette simplicité mérite d’être soulignée.

Nous avons également orienté physiquement l’ensemble du Ryujin vers la droite et la gauche grâce à son axe, sans modifier l’orientation dans le logiciel. L’intérêt des écrans était surtout visuel pour nous, mais ils participent beaucoup au plaisir d’utiliser cette configuration.

Les écrans dans notre configuration assemblée.

Premier démarrage et réglages

Le premier démarrage s’est bien passé. Nous avons ensuite installé le BIOS 1002 et modifié les réglages de mémoire. Le kit CUDIMM de 48 Go, composé de deux barrettes de 24 Go et annoncé à 9 200 MT/s, a été réglé volontairement à 8 000 MT/s par prudence pour la stabilité à long terme. Il ne s’agit pas d’une limite que nous aurions rencontrée en cherchant la fréquence maximale.

En dehors de la mémoire, nous n’avons pas modifié les réglages du BIOS. Nous avons utilisé la connexion Ethernet. Le Wi-Fi, le Bluetooth et les autres fonctions de connectivité ne font pas l’objet d’une évaluation dans cet article.

Les conditions des mesures

Les relevés ont été réalisés avec le Ryzen 9 9950X3D2, la ROG Astral GeForce RTX 5090 Edition 20 sous pilote NVIDIA 616.92 et l’alimentation ROG Thor 3000W Titanium III Edition 20. Le GR20 était installé verticalement, avec son ventilateur transversal en service. La carte graphique conservait ses réglages d’origine.

La température ambiante indiquée dans les relevés est de 21 °C pour les quatre essais. Les ventilateurs du Ryujin suivaient une courbe progressive et automatique. Les vitesses rapportées dans le tableau sont donc des relevés de fonctionnement, pas des consignes fixes identiques pour chaque charge.

À l’oreille, l’ensemble du PC est resté très silencieux pendant notre utilisation. Nous n’avons pas mesuré séparément le bruit de la pompe et des ventilateurs.

OCCT Stability Test a été exécuté pendant 60 minutes avec le jeu de données Large, le mode Extreme et une charge variable. Le jeu d’instructions et le réglage des threads étaient sur Auto.

Les températures relevées

Chaque scénario comporte un passage. Pour Cinebench, la température moyenne correspond aux dix dernières minutes.

CPU moyen

  1. Cinebench 2026 Multicœur 30 min
    69 °C
  2. OCCT CPU 60 min
    71 °C
  3. Jeu 30 min
    60 °C
  4. 3DMark Stress Test
    69 °C

CPU maximal

  1. Cinebench 2026 Multicœur 30 min
    82 °C
  2. OCCT CPU 60 min
    84 °C
  3. Jeu 30 min
    75 °C
  4. 3DMark Stress Test
    77 °C

Puissance CPU moyenne

  1. Cinebench 2026 Multicœur 30 min
    228 W
  2. OCCT CPU 60 min
    208 W
  3. Jeu 30 min
    145 W
  4. 3DMark Stress Test
    218 W

Ventilateurs

  1. Cinebench 2026 Multicœur 30 min
    1 800 tr/min
  2. OCCT CPU 60 min
    2 000 tr/min
  3. Jeu 30 min
    1 600 tr/min
  4. 3DMark Stress Test
    2 050 tr/min

Sous Cinebench 2026, le fichier indique 69 °C de moyenne et un maximum de 82 °C pour une puissance CPU moyenne de 228 W. Sous OCCT, les valeurs sont de 71 °C et 84 °C. Le relevé en jeu est plus bas, avec 60 °C de moyenne et une pointe à 75 °C.

Ces températures nous ont paru honorables dans notre configuration, avec la ventilation automatique du Ryujin. Nous n’avons pas testé un autre refroidissement dans les mêmes conditions pour le comparer, ni relevé la température des VRM.

À retenir

Ce bundle est une pièce de collection jusque dans son déballage. La valise réutilisable, la carte mère massive et les écrans immenses rendent l’ensemble particulièrement plaisant à découvrir. Le montage reste accessible et InfoHub nous a offert une expérience sans accroc.

À 3 100–3 200 €, c’est surtout l’exclusivité qui justifie le tarif à nos yeux. Nous ne voyons pas dans les performances relevées une raison suffisante, à elles seules, de consacrer une telle somme à une carte mère et à son refroidissement.

Notre principal regret concerne le Ryujin : nous aurions aimé pouvoir l’acheter séparément. Sa conception autour du CPU et des VRM de cette carte rend toutefois ce souhait moins simple qu’il n’y paraît. Nous espérons retrouver un écran aussi généreux sur un futur Ryujin plus largement compatible. Pas beaucoup plus grand, tout de même, sinon le PG27 Edition 20 risque de perdre des clients !

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