La ROG Astral RTX 5090 Edition 20 est une carte que l’on achète aussi pour la regarder. Son gabarit, ses détails dorés et son écran font forte impression. Après une semaine dans notre configuration Edition 20, nous retenons surtout sa finition et son silence. En jeu, en revanche, nous n’avons pas ressenti de différence face aux Astral Black et White déjà passées entre nos mains. À ce tarif, il faut donc avoir envie de cette édition en particulier.

Notre exemplaire a été acheté par Absolute PC, notre partenaire. Au moment de notre essai, son prix chez Absolute PC était de 6 600 €. Les tarifs relevés par la rédaction chez d’autres marchands atteignaient 7 499,95 €.

Un déballage qui laisse un peu sur sa faim

Après les autres composants Edition 20, et notamment la carte mère livrée dans sa valise, la boîte de cette Astral paraît presque décevante. Le bundle nous a semblé un peu mince pour une pièce à ce prix. Nous aurions aimé retrouver le même sentiment de démesure dès l’ouverture.

ASUS liste notamment un support Edition 20, une pièce de collection et une touche de clavier [1]. Malgré ces attentions, nous en attendions davantage à ce prix.

La boîte de la carte graphique.
La carte et les accessoires dans leur coffret.

La carte fait tout de suite son effet

Une fois en main, le poids, la taille et le design impressionnent. La finition est du même niveau que celle des RTX 5090 ROG Astral et Matrix que nous avons manipulées. Les détails dorés apportent une très jolie touche à l’ensemble, sans que la carte ait besoin d’en faire davantage pour attirer le regard.

ASUS annonce une plaque arrière en verre transparent et un écran AMOLED incurvé amovible [2]. Dans notre montage, cet écran reste parfaitement visible. Sa luminosité est élevée et le rendu est très bon, comme sur le Ryujin. Nous avons conservé leur affichage synchronisé dans ASUS InfoHub Edition 20, qui a fonctionné sans difficulté. C’est un détail, certes, mais pour une carte à ce prix, nous en attendions au moins autant.

Le dos de la carte et ses finitions dorées.

Une installation classique malgré le gabarit

Nous avons installé la carte horizontalement dans le GR20. L’opération s’est déroulée simplement, tout comme le branchement de l’alimentation. Nous avons utilisé le support fourni avec le boîtier pour maintenir et fixer le GPU : vu son poids, il avait toute son utilité.

La fiche technique annonce 361 × 139,3 × 93,9 mm et une épaisseur de 4,7 slots [1]. La place n’a pas posé de problème dans notre montage, mais ces dimensions restent à vérifier avant de choisir un autre boîtier.

Les sorties vidéo de la carte.

La fiche technique en quelques chiffres

Caractéristique

Donnée ASUS [1]

GPU

NVIDIA GeForce RTX 5090

Mémoire

32 Go GDDR7 · bus 512 bits

Cœurs CUDA

21 760

Fréquence Boost annoncée

2 730 MHz par défaut · 2 760 MHz en mode OC

Sorties vidéo

3 DisplayPort 2.1b · 2 HDMI 2.1b

Alimentation recommandée

1 200 W ou plus selon la configuration

Le refroidissement associe quatre ventilateurs, une chambre à vapeur et du métal liquide selon ASUS. Le fabricant annonce aussi une possibilité d’alimentation jusqu’à 800 W avec son système à double entrée et l’adaptateur GC-HPWR compatible BTF [2]. Ce chiffre décrit une possibilité technique : nous n’avons pas mesuré la consommation de notre exemplaire.

Notre configuration et nos réglages

Les essais ont été réalisés avec le Ryzen 9 9950X3D2, la Crosshair X870E Edition 20 sous BIOS 1002, 48 Go de DDR5 CUDIMM réglées à 8 000 MT/s et un Samsung 9100 PRO de 4 To. Le processeur était refroidi par le Ryujin 360 Edition 20, avec de la Thermal Grizzly Kryonaut Extreme. L’alimentation était une ROG Thor 3000W Titanium III Edition 20 et le GR20 était installé verticalement, avec son ventilateur transversal.

Nous avons utilisé le pilote NVIDIA 616.92 et conservé les réglages d’origine de la carte : aucun overclocking supplémentaire, undervolting ou changement de limite de puissance. L’utilisation s’est étalée sur environ une semaine, entre CS2, BF6 et les benchmarks. Nous n’avons rencontré ni plantage, ni écran noir, ni défaut d’affichage.

Une carte très silencieuse dans notre GR20

Au repos, les ventilateurs s’arrêtent. En charge, la carte reste extrêmement discrète à nos oreilles. Son imposant refroidissement bénéficie ici d’un boîtier ouvert, qui laisse beaucoup de dégagement autour de la carte. Nous n’avons entendu aucun coil-whine (sifflement électrique) sur cet exemplaire.

Température GPU moyenne

  1. 3DMark Speed Way
    62 °C
  2. 3DMark Port Royal
    68 °C
  3. 3DMark Steel Nomad
    64 °C

Ces températures sont les moyennes relevées pendant les passes des benchmarks, et non des maxima. Elles concernent notre montage ouvert. La température ambiante de ces passes GPU n’est pas renseignée et nous n’avons pas effectué de mesure acoustique en décibels ; ces résultats ne constituent donc pas un classement face à d’autres systèmes de refroidissement.

Le dos de l’Astral dans notre configuration assemblée.
Détail du refroidissement de la carte.

Les résultats en jeu

Cinématique · FPS moyens

1440p · DLSS + FG

  1. RTX 5080
    125,46 FPS-29,4 %
  2. RTX 5070 Ti
    110,94 FPS-37,6 %
  3. RTX 5070
    77,81 FPS-56,2 %
  4. RTX 5060 Ti
    58,79 FPS-66,9 %

Pour Forza, nous présentons les FPS moyens globaux du benchmark.

Le passage de 75 à 231 FPS en 4K avec la génération d’images ×4 illustre l’augmentation du nombre d’images affichées. Il ne signifie pas que le jeu calcule ses images trois fois plus vite ou que sa réactivité est celle d’un rendu natif à 231 FPS.

En dehors des chiffres, notre expérience sur CS2 et BF6 a été très bonne, sans différence ressentie face aux Astral Black et White déjà essayées. L’intérêt de cette édition se situe pour nous dans sa présentation et sa finition plutôt que dans un changement perceptible en jeu.

Dans Black Myth: Wukong, l’indicateur « 5 % » relevé sur les trois passages est de 160, 162 et 163 FPS, soit une moyenne de 161,67 FPS. Il est conservé sous son libellé d’origine et n’est pas présenté comme un 1 % low.

Benchmarks

Les résultats ci-dessous sont les moyennes de trois passages. Les cinq cartes ont été testées avec les mêmes versions des logiciels et les mêmes réglages. Les écarts en pourcentage sont calculés par rapport à notre ROG Astral RTX 5090 Edition 20, pour chaque scénario.

Steel Nomad · preset standard

  1. RTX 5080
    10 691,53 points-30,2 %
  2. RTX 5070 Ti
    9 313,94 points-39,2 %
  3. RTX 5070
    6 988,74 points-54,4 %
  4. RTX 5060 Ti
    5 186,81 points-66,2 %

Speed Way · preset standard

  1. RTX 5080
    11 013,12 points-28,5 %
  2. RTX 5070 Ti
    9 294,23 points-39,7 %
  3. RTX 5070
    6 919,46 points-55,1 %
  4. RTX 5060 Ti
    5 167,38 points-66,5 %

Port Royal · preset standard

  1. RTX 5080
    28 016,9 points-31,3 %
  2. RTX 5070 Ti
    24 639,42 points-39,6 %
  3. RTX 5070
    17 688,56 points-56,6 %
  4. RTX 5060 Ti
    13 869,62 points-66,0 %

Un prix déraisonnable dans un marché qui l’est aussi

À 6 600 € chez Absolute PC lors de notre essai, cette Edition 20 reste extrêmement chère. Les prix d’Astral Black que nous avions relevés se situaient entre 5 500 et 6 000 €, contre environ 2 800 à 3 000 € plusieurs mois auparavant. C’est dans ce contexte que nous jugeons son tarif.

L’écart avec l’Edition 20 était donc de 600 à 1 100 € en prenant le tarif Absolute PC comme référence. Dans une configuration de collection, ce supplément peut paraître moins impressionnant que le prix total de la carte. Cela ne rend pas pour autant 6 600 € raisonnables pour une carte graphique.

À ce rythme, nous finirons peut-être par trouver qu’une RTX 5090 Edition 20 à près de 7 000 € est « dans la moyenne ». Nous préférerions franchement que cette plaisanterie ne vieillisse pas aussi bien.

À retenir

Cette Astral Edition 20 est une très belle pièce. La finition, le design et l’écran nous ont plu, et son silence dans le GR20 a rendu l’utilisation particulièrement agréable. En une semaine, nous n’avons eu aucun problème à signaler. Notre principale déception reste le déballage, qui nous a moins marqués que celui des autres composants de la collection.

Nous ne la choisirions pas pour espérer une différence sensible en jeu face à une Astral Black ou White. Nous la choisirions pour son esthétique et pour compléter une configuration Edition 20. C’est ce plaisir de posséder l’objet qui doit justifier le supplément aux yeux de son acheteur.

À prix égal, notre préférence personnelle irait malgré tout à la Matrix pour son look rétro. Cela n’enlève rien au soin apporté à cette Edition 20 : les trois modèles nous ont laissé une excellente impression sur le produit lui-même. Le tarif, lui, mérite d’être regardé avec beaucoup plus de recul.

La carte en images

Tous les tests